A la fin du XV – début du XVI siècles s’est la forme de duel de l’escrime qui prédomine – les combat pour défendre son honneur. Les duels ont submergé toute l’Europe, mais c’est en France qu’ils ont connu le plus important essor. Un fait historique bien connu : en 1526 Charles V – l’empereur du saint empire romain a traité le roi français François I d’un homme malhonnête. Le roi, en voulant mettre l’insulteur à sa place lui fait un cartel. Malgrè le fait que l’affaire est tombée dans le lac, le fait même de ce qui était arrivé a porté le pestige du duel en France aux nues. C’est justement pendant la période du règne de François I qu’avait lieu le nombre le plus grand de duels dans ce pays. Les comptes rendus de Paris qui montrent que pendant plusieurs années chaque deuxième duel se termiinait par la mort de deux duellistes, le prouvent bien.

Dans son travail « Le duel russe » Vladislav Petrov cite les chiffres : il y avait des années quand le nombre total de duels en France attaignait 20 milles. Finalement il fallait les arrêter, les interdictions de duels ont suivies. Officiellement le dernier duel en France a eu lieu le 10 juillet 1547 en présence du roi Henri II. Mais en réalité cette date est considérée comme le commencement d’une pratique des duels clandestins. La mort à la suite d’un duel était appréciée beaucoup et méritait un grand respect. Dans la population il existait un image d’un personnage-duelliste courageux exécutant une danse mortelle et mourrant une arme à la main et la tête haute. Dans les romans bien connus d’Alexandre Dumas sont décrits un grand nombre de duels entre les mousquetaires du roi et les gardes du cardinal Richelieu, pourtant c’est bien à l’époque du cardinal Richelieu que les duels étaient interdits. Entre 1608 et 1723 il y avait au moins 8 lettres de cachet royales interdusant les duels mais tout était vain. En 1837 une mesure encore plus sévère a été entreprise. On a édité un décré qui considérait le duel comme une tentative de suicide et, par coséquence, comme un crime pénalement responsable. Cette mesure aurait dû effrayer les duellistes. La tradition était pourtant tellement estimée que les sentences des juges étaient absolutoires.

Une carte postale ancienne avec l’image d’un duel, fin du XIX siècle, France