Les meilleurs représentants de l’escrime nationale et leur apparition sur l’arène internationale
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A la fin du XIXème – début du XXème siècle, les escrimeurs russes commencent à participer aux tournois internationaux et les noms comme Zakovorot, Michaux, Mordovine sont déjà connus loin des frontières de la Russie. C’est Pierre Zakovorot qui, en soldat doué, a un beau talent pour l’équitation et pour le maniement du sabre. Il débute l’escrime en 1892 dans la salle d’armes et de gymnastique militaire de Varsovie avec le maître d’armes Julian Michaux. Ses mémoires au sujet de son premier cours sont intéressants : « …Michaux a pris son arme et m’a ordonné de me défendre. A peine avoir pensé que mon adversaire n’avait pas l’air trop fort et qu’en effet, je pourrais tenir faire face, que Michaux s’est fendu. Son sabre a brillé en l’air et le mien est tombé avec un bruit de carillon. J’ai ramassé mon arme et je me suis préparé à me défendre de nouveau. J’ai essayé de repousser la première attaque de Michaux et dans le même temps, la lame de mon adversaire m’a touché au corps. Voilà déjà qu’à partir de la première leçon, j’avais bien compris que l’escrime exige non seulement de la force, mais aussi de l’habilité, de la vitesse, de la promptitude et de la connaissance de différentes d’actions. » Pierre Zakovorot se montre un élève doué et bientôt il est invité à la salle d’armes et de gymnastique militaire de Varsovie pour enseigner l’escrime. |
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Pierre Zakovorot |
En 1897 il part pour Budapest à l’Académie Militaire-Sportive. Pendant ses études, il participe à des | compétitions internationales où il est souvent vainqueur.
A partir de 1910, Pierre Zakovorot est professeur d’escrime à Saint-Pétersbourg. Parmi ses élèves, il y a beaucoup de maîtres d’armes très connus comme V. Andrievskyi, I. Manaenco, K. Boulochko. Au début du XXème siècle une autorité, reconnue dans le monde de l’escrime de la Russie, est Alexandre Mordovine. Il est un sportsman aux aptitudes diverses et avec des succès, escrime, gymnastique et tir. Il gagne des médailles impériales en escrime et en tir plusieurs fois. En juin 1906 à l’initiative et sur la demande d’un |
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| général russe A. de Vitté, on le remplace à un poste sur la frontière pour «donner |
P. Zakovorot et T. Klimov | l’occasion à ce très bon professeur et officier, qui est très dévoué à l’escrime, de mieux connaître l’art de l’escrime et de savoir comment former des enseignants. » De Vitté compte que Mordovine, en possédant l’art de l’escrime, non seulement la pratique mais aussi la théorie, pourrait en devenir un bon spécialiste, et donnerait la possibilité, même en partie, d’un enseignement par des maîtres d’armes russes et non plus par seulement des maîtres d’armes étrangers. Le général de Vitté donne des instructions à Mordovine, avant son départ, pour qu’en empruntant l’expérience de l’étranger, il travaille de toutes ses forces à l’étude de l’escrime, « avec honneur » mais en n’oubliant pas qu’il est le meilleur tireur de la Russie. Mordovine part pendant un mois et demi et visite l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Autriche-Hongrie. En France, il visite l’Ecole militaire d’escrime de Joinville où on lui propose de participer à plusieurs assauts à l’espadon. Contre Mordovine, les Français alignent leurs meilleurs tireurs. Mais possédant une bonne technique et une bonne vitesse, il gagne toutes les rencontres et par cela il provoque l’admiration du public.
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Une carte postale ancienne française "la salle d’escrime"
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Après son retour à Saint-Pétersbourg, Mordovine écrit en détail un rapport de sa mission et ajoute des documents importants sur l’instruction de l’escrime et de la gymnastique employée en Allemagne. Ces documents concernent aussi les directives et l’organisation des études de l’Ecole de Joinville, et les statuts de clubs d’escrime de Paris. Après l’étude méticuleuse des expériences nationales et de l’étranger, s’ouvrent, en 1908 à Saint-Pétersbourg et en 1910 à Moscou, des cours militaires pour la formation des maîtres d’armes. Le directeur de la salle d’armes et de gymnastique militaire de Varsovie, le colonel A. Bogatskyi, donne les caractéristiques de A. Mordovine : c’est un escrimeur expérimenté, très bien entraîné, il a une tenue correcte, de la vitesse en attaque et en riposte. Il a assimilé la technique française pour le fleuret et la technique mélangée française et italienne pour le sabre. A. Mordovine trouve beaucoup de temps pour appendre la théorie de l’escrime et comme le magazine Le sport russe écrit de lui en 1913 « Il semble qu’il n’y a pas un seul ouvrage sérieux d’escrime que Mordovine n’ait pas examiné. »
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Traduction en francais Katerina Pakueva
et Thierry Wavelet
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